Le graffiti est-il en train de renaître ?
Par Monsieur B
Beaucoup de gens pensent que le graffiti est né du Hip Hop, or c’est l’inverse. Disons que le Hip Hop a su faire grandir le graff. En 1960 l’artiste Brassaï publie le livre “Graffiti” (Picasso en personne y a contribué) et officialise le graff comme étant un art. Mais il faudra attendre la fin des années 70 à New York, pour voir cet art de rue exploser à la face du monde. Ses créateurs Taki 183, Tracy 168, Stay High 149… (les chiffres représentent les numéros des rues d’où viennent les graffeurs, qui était plutôt des taggeurs), n’auraient jamais imaginé qu’un jour leur art considéré comme du vandalisme, atterrisse dans les galeries les plus prestigieuses, comme le MOMA. C’est aussi à cet instant que le graff a commencé à mourir. Les vandales devenus stars comme Futura 2000, Fab Five Freddy (poulain de la chanteurs Déborah Harrys aka Blondie), Phase 2, Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, Dondi, Rammellzee, Lady Pink… délaissent quasiment la rue pour les galeries. Business is business. Or le graffiti ce n’est pas que de l’art, de la couleur, de la jeunesse, c’est aussi et surtout un mode d’expression de la rue.
Aujourd’hui le graff renaît avec de nouvelles valeurs. A Paris, la ligne 3 du métro remplace les terrains vagues de Stalingrad, on dépoussière les anciens, les exposent dans des lieux mythiques comme le Grand Palais, La Fondation Cartier etc. Il est loin le temps où des graffeurs allaient jusqu’à risquer leur vie pour graffer sur un métro qui serait peut-être effacé dans l’heure qui suit.
Bref raconter l’histoire du graff serait trop long, pour ça je vous conseille d’acheter des livres comme “Hip Hop Files” de Martha Cooper, Planète Grafitti de Nicholas Ganz et Tristan Manco. Et si vous n’aimez pas lire, regardez les classiques comme Wild Style ou encore Style Wars.
En attendant je vous invite à aller à l’expo GRAFFITI ART qui se tiendra à la Galerie Bailly (qui avait déjà accueillie la photographe porte-parole du Hip Hop Martha Cooper), du 25 septembre au 6 novembre 2009, 25 Quai Voltaire, 75007 à Paris.
Le graffeur Nasty, (son myspace ici) figure incontournable du mouvement graffiti depuis 1988, présentera ses nouvelles productions dans 3 espaces uniques.
Une Station de métro sera entièrement reconstituée pour accueillir ses fameuses plaques émaillées et le mobilier du métro parisien, dont il s‘empare depuis plus de 10 ans. Hommage à la rue qu’il n’a jamais quitté.
Le nouvel espace de la galerie présentera 15 toiles de l‘artiste. La cour accueillera de son coté, un mur entièrement constitué de lunablocs : des «briques» modulables à volonté, conçues par la société de design Lunatic Construction, partenaire de l’événement. L’immense fresque réalisée par Nasty sur ces blocs sera ensuite fragmentée et distribuée « bloc par bloc » pendant le vernissage.
Voici le teaser de l’event :
Et le fly :
Vernissage jeudi 24 septembre à partir de 18h
Contact : info@galeriebaillycontemporain.com
Tél : 01 42 60 36 47























5 commentaires
benoist
09 sept 2009 17h25c’est marrant … encoer des legos !
Buzzman
09 sept 2009 17h39@benoist c’est l’année du Lego !!!
popay
17 sept 2009 13h55Yééééééééé!!!!!!!
Fais peter les briques nastyyy!!
Ailom
21 sept 2009 11h04petite bo pour la scénographie de l’expo de Nasty.
http://www.molia.bbqspecial.com
Exclu Buzzman TV : comment Nasty va-t-il détruire le métro ? « Buzzman TV
04 nov 2009 17h49[...] Suite de l’épisode Nasty et son expo “Graffiti Art” qui se déroule en ce moment (c’est le dernier jour demain en fait) à la galerie Bailly. Pour vous rafraîchir la mémoire, cliquez ici. [...]